martedì 15 ottobre 2013

Tintinophile attentif, mais au delà du Lotus Bleu, c'est d'avantage la sémantique calligraphique compréhensible de l'idéogramme chinois constatée sur place qui marquera l'artiste Marc Giloux, déjà occupé dans ces années 80 à photographier ça et là des messages signalétiques incongrus. C'est justement au détour d'une de ces récoltes d'images qu'il rencontra dans l'aéroport de Djakarta un dénommé Jacques Hertant, sorte d'aventurier des temps modernes, passionné aussi de photographie et qui, hormis une franche amitié entre les deux hommes, inspira à l'artiste Marc Giloux toute une série d'histoires rocambolesques qui furent couchées sur papier puis ensuite narrées sous la forme de pièces radiophoniques appelées « les aventures de Jacques Hertant ». Embauché par hasard pour un premier rôle dans un court-métrage, film tourné par J. Gandolfi et intitulé Le soldat Serge en référence lointaine à un Beau Serge de Claude Chabrol, mais aussi à Serge Daney des Cahiers du Cinéma, les années 2000 marqueront le début d'une série d'interventions où la présence de l'artiste (seulement la présence) devient évidente, alternant jeux de rôles et identités furtives, où des noms typographiés sur des cartels bien mis en évidence au regard des passants, mais ne renvoyant pas plus que ça à un signifiant particulier, ces noms, souvent des pseudonymes, se référent à quelques personnages arbitraires et oubliés, nous permettent de revenir à ce que disait déjà Jacques Derrida en 1974 : À ne plus signifier, la signature n'est plus à l'ordre du signifié ou du signifiant. Donc, en tant qu'elle signe, ne signifie plus rien. Georgina Sanders

 



Editing by: The Digital World
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